Le Coquelicot Noir, Diane Peylin

— Maman, je peux aller jouer dans les herbes ?
— Oui mais s’il y a un loup tu m’appelles…
La mère de Malo dit ça avec un sourire de travers, un sourire qui essaie d’être drôle, complice, de faire une blague, mais ça ne lui va pas, et Malo ne la croit pas, il sait que s’il l’appelait, elle ne verrait pas le loup, personne ne le voit.

Jim est un homme à fleur de peau, il lutte pour tenter d’éclairer ses ténèbres. Malo est un enfant émerveillé par les libellules et le poids des plumes jusqu’au jour où le rouge des coquelicots disparaît.

Avec ses mots sensibles et poétiques, Diane Peylin explore les mécanismes de l’emprise intra-familiale, transforme l’innommable en littérature et questionne une menace qui est là. Partout. Une réalité qui est celle de beaucoup trop d’enfants. Des proches se sont confiés à elle, des élèves dans les classes ont raconté, des hommes et des femmes dans ses ateliers ont écrit… Trop beaucoup trop beaucoup trop beaucoup trop. Le Coquelicot Noir raconte l’innocence, l’amour et la violence.