La Sagesse de l’Astronome, Jean-Pierre Verdet.

La Sagesse de l’Astronome, Jean-Pierre Verdet.

« J’eus donc enfin la curiosité d’entrer dans le hall nord de l’observatoire. Je suis resté là, un long moment, immobile, foudroyé par la beauté sévère de cette entrée aux voûtes impressionnantes. Et je décidai instantanément que je serais astronome ! Deux ans plus tard, je l’étais. Bien sûr, le ciel m’avait intrigué comme il intrigue tous les enfants. Lorsque ma grand-mère me montra la lune pour la première fois, j’avais un peu moins de trois ans, je fondis en larmes, sans que l’on sache si c’était de plaisir, d’émotion ou d’effroi. Et même sans que l’on sache si la cause en était la lune ou simplement le doigt de ma grand-mère. Car, quoi que dise le proverbe chinois, lorsqu’on vous montre la lune, il faut certes la regarder, mais le doigt qui vous la montre n’est pas moins intéressant. »